La CFE-CGC souhaite que la gestion des villages de vacances propriété de l’ACAS soit effectuée par des professionnels du tourisme.
Cette position ne revient pas à accepter que les sites soient bradés par une quelconque majorité d’élus.
L’expérience de ces dernières années démontre,s’il en était besoin,que la gestion d’un village de vacances est une affaire de professionnels. Les règlementations changent,les travaux de rénovation,voire d’amélioration sont nécessaires. La mise en gestion est une hypothèse bien séduisante pour qui veut se désengager. La vente est aussi la façon la plus sûre de ne plus rien avoir à gérer. Cependant comment passer du projet à sa réalisation ? La première étape consiste à séparer les rôles entre propriétaire et gestionnaire. La CFE-CGC est d’accord.
La deuxième est de permettre à la structure propriétaire de payer les gros travaux. Et c’est là que tout se gâte. Le propriétaire (Société Civile constituée par les élus ACAS) veut bien payer,mais l’association de gestion (constituée par les élus ACAS) trouve le loyer cher ou les travaux insuffisants.
Le Directeur du village est aussitôt soupçonné de manipuler les élus pour arriver à ses fins.
Par absence de prise de décision,on garde la propriété en limitant les travaux,ce qui laisse vieillir les installations et on laisse le gestionnaire faire du gras sur le dos des salariés CEA. Pour exemple St Lary ou l’on essaye de brader l’immeuble car vieux et mal entretenu. Gageons qu’il y aura des repreneurs lorsque le bien sera cédé pour l’euro symbolique.
La CFE-CGC fait un certain nombre de propositions.
Tout d’abord les Sociétés Civiles constituées doivent avoir un capital correspondant à la réalité de la valeur des biens les constituant. Ce n’est pas le cas. Les sociétés civiles doivent être administrées par des professionnels de l’immobilier sous le seul contrôle « politique »de l’ACAS.
Ensuite la mise en gestion est possible avec des exigences tarifaires claires:Il est possible d’envisager qu’une réduction tarifaire sur le prix public du gestionnaire pour les ressortissants ACAS soit compensée par une remise sur la valeur du loyer payée au propriétaire ACAS. Ainsi la rentabilité du village passera aussi par la volonté du gestionnaire d’accueillir les salariés CEA.![]()
Article Electron libre janvier 2012
